Démarche

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Une enfance à m’endormir avec des histoires et des chansons qui jouaient encore, les textes qui me rentrent tout seuls dans la tête, 12 ans de bagne au Conservatoire dont je suis sortie en sauvant mon amour de la musique, mais en délaissant le piano pour un temps pour découvrir la guitare. … et ce fut assez pour faire de la musique un radeau où embarquer les mots.

Sarah puise son inspiration chez toutes les bêtes de scène : Brel, Michael Jackson, Tom Waits, Janis Joplin. Les artisans des mots comme Leonard Cohen, Allain Leprest ou Sylvio Rodriguez qui font pour elle partie de la même famille. Les histoires des petites gens qui se racontent dans le folk et le blues. La voix puissante et éraillée de Chavela Vargas, la guitare qui parle de Lightin Hopkins, et puis Rachmaninov, Schubert, Chopin et Mozart. Dans le visuel, Chaplin, le Mime Marceau, Camille Claudel.

Sarah aborde la chanson comme un art de scène. Ses spectacles où elle s’accompagne au piano et à la guitare intègrent la chanson à une mise en scène qui fait appel au conte et au théâtre. Au Québec puis en France elle crée les spectacles Puissances endormies, Lettres à ma génération, Quai des Possibles, et bientôt J’ai l’espoir qui boite, dans lesquels elle cherche à exprimer les doutes et les espoirs de notre temps, tout ce qui est en gestation.

Son spectacle Puissances endormies remporte le prix Vision Diversité et Place des Arts au Québec et il est présenté en première partie de Agnès Bihl au festival Tréportrait en France. Sarah remporte également le prix du public au concours du Limonaire. Après un passage devant des détenus à Montréal, elle creuse un nouveau chemin pour aller porter les spectacles chez les gens notamment dans les zones rurales en France : caveaux de vignerons, fournils de boulanger, centres équestres, fermes. De ses tournées elle ramène le spectacle Quai des Possibles.

Du français à l’anglais et à l’espagnol, sa voix et son jeu musical surgissent d’un travail sur les émotions et leur inscription dans le corps. Elle donne vie à des personnages de quelques minutes qui portent un regard à la fois tendre et sans pitié sur notre quotidien. Elle se donne comme défi de transporter le spectateur dans une véritable démarche introspective et de l’engager autant qu’elle s’engage elle-même.

entrevue de Radio Ballade avec Françoise Morel

À la prison de Bordeaux pour les Souverains Anonymes #1 rencontre Martin :

À la prison de Bordeaux pour les Souverains Anonymes #3 rencontre Guillaume :

Sarah accueille un détenu à sa sortie… une première en 30 ans :

Article du Droit d'Ottawa

 

entrevue à CIBL le 22 avril 2012 à l’émission La relève ne dort pas de André Lévesque